Il n’est pas rare de lire sous des plumes autorisées i , une mise en corrélation du monothéisme et de l’exclusivisme, et par voie de conséquence de cette mise en pratique du principe exclusiviste qu’est la violence. On instaure ainsi un net clivage entre d’une part les religions polythéistes, qui seraient par nature tolérantes, souples, accueillantes, ouvertes à l’altérité, et donc susceptibles de coexistence pacifique avec des traditions différentes des leurs, et d’autre part les religions monothéistes, par définition intransigeantes, rigides, présomptueuses, agressives, et donc porteuses de germes de confrontation armée dès lors qu’elles entreraient en contact avec d’autres systèmes de croyances.
VAUCHER Myriam· Articolo pubblicatoFrancese ·2006 Strasbourg