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Médée, mère infanticide?

ConferenzaFrancese2009 Saint-Maurice, LausanneÈ per mangiarti meglio
Elle a traversé les siècles, les millénaires. On lui a fait dire, faire surtout, beaucoup de choses et parmi elles ce que l’humanité prêtant être le plus horrible des crimes: l’infanticide.

Peut-on l’accuser encore ? Sur Médée repose l’horreur du crime maternel perpétré sur sa progéniture ; elle est devenue le paradigme de la mère homicide. Certes, nous nous servirons d’elle pour développer notre attention aux mères infanticides, au rapport pulsion de vie / pulsion de mort mais surtout nous verrons, postérieurement, que son prétendu crime a, quand elle retrouve sa place de descendante du Soleil, valeur d’offrande pour la prêtresse qu’elle avait cessé d’être. Pour le/la sacrificateur/trice, l’acte d’offrande d’un corps tué puis dépecé concerne la vie et non la mort. Sa pulsion de vie est réservée pour le dieu
à honorer.

Par son geste infanticide Médée renonce au logo, au monde social grec et se relie intrinsèquement à son peuple, sa terre, son dieu. En pouvant occire ses enfants elle retrouve les gestes traditionnels qui la rendent à sa lignée. Ainsi, paradoxalement, la pulsion de mort n’est pas convoquée lors de certains crimes activés en fait par la pulsion de vie…

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