Il existe une violence qui est celle des dieux obscurs ou, au singulier, du Dieu obscur. Cette violence prend ses racines dans une violence humaine archaïque, originaire, native en ce sens. C’est ce que je propose de thématiser brièvement dans un premier temps de ma communication, avant de reprendre la question sur un plan théologique. Ce second temps de mon exposé proposera alors de nous confronter à la face violente de Dieu que le christianisme a pu et peut toujours soutenir, non sans mystifier quelque fois cette violence divine sous les traits vertueux de la « bonté » ou de l’« amour ». Enfin, dans un troisième et dernier temps, je m’efforcerai de dire que si le christianisme a historiquement partie liée avec une violence divine, il la conteste également en déconstruisant une certaine image de Dieu.