La question qui se pose d’abord à moi dans le cadre de ce Congrès est celle du pourquoi et surtout du comment interroger ou consulter la Bible à propos de la « violence fondamentale ».
Sûrement pas en prenant en premier lieu la Bible comme un corpus normatif. La Bible ne s’y prête pas comme demande de le faire le Coran, par ex., qui dès sa deuxième sourate se présente explicitement comme tel : « Voici le livre sur lequel il n’y a point de doute ; c’est la direction de ceux qui craignent le Seigneur… »
Il ne s’agit pas non plus d’entendre la Bible comme référence fondamentale du Christianisme ; ni, enfin, comme objet d’exégèse critique, même si, une fois ou l’autre, je n’hésiterai pas à faire appel à cette exigence, pour préciser le sens d’un terme ou d’une expression.
Aussi, en un premier point, je devrai m’expliquer sur la réception de la Bible en tant que corpus spécifique, avant de voir ensuite comment, en tant que corpus, elle s’affronte à la violence fondamentale, pour terminer sur l’idée de violence telle qu’elle peut ressortir d’un rapide parcours.
VAUCHER Myriam· Articolo pubblicatoFrancese ·2006 Strasbourg