Boulimique, on mange parce qu’on ne peut vraiment vivre. Anorexique, on refuse d’être gavé pour pouvoir vivre. Mais manger pour vivre, “raisonnablement”, ne suffit pas. C’est seulement survivre, ne pas mourir. Combien n’ont pas assez reconnu en eux le droit de vivre et le goût de vivre pour se nourrir de plaisirs et de joies, de rencontres et d’actions, de paroles et de pensées ? Combien de peurs de l’autre stérilisent la vie ou la contraignent dans l’effort ? Nous sommes de grands magiciens, et notre société passe son temps à changer des pierres en pain, et à nourrir les humains d’ersatz…