En ce qui concerne la construction de notre identité, nous sommes tous des survivants habités par des blessures narcissiques (C.Chiland). A ce titre, notre maison psychique se construit selon deux pôles en interaction continuelle de mouvements tantôt organisateurs tantôt désorganisateurs : L’un est le fondement d’une habitation relativement stable centrée sur un processus d’oedipification animé par une culpabilité organisatrice d’un lien d’humanisation (l’enjeu de cette culpabilité n’est autre que la survie de l’objet d’amour c’est-à-dire la possibilité d’aimer et d’être aimer : A.Green) ; l’autre est le fruit d’un compromis existentiel lié aux conséquences psychiques des fissures traumatiques d’un bâtiment toujours inachevé (l’enjeu de la culpabilité traumatique est celui de la survie). Il y a donc une oscillation permanente entre deux gradients : «quand je désire je me sens coupable (conflictualité +/- refoulée)» et, «quand je désire je doute de la légitimité de ce que j’éprouve (processus de clivage fonctionnel pour survivre)».
2023
Sigmund Freud and Oskar Pfister on Religion. The Beginning of an Endeless Dialogue
Carlos Dominguez Morano· LibroItaliano ·Fuori AIEMPR