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29/09/2025

JOURNÉES D’ÉTUDES DE LA SPF:Langues affectées, discours désaffectés (Samedi 15 et dimanche 16 novembre 2025) /

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Programme et inscription : https://www.spf.asso.fr/journees-detudes-paris-langues-affectees-discours-desaffectes/

A L’ASIEM
6, rue Albert de l’Apparent, 75007 Paris
Ou en visioconférence (Lien ZOOM communiqué après inscription)

Si les affects émergent par des éprouvés corporels, le sensoriel, l’image, comment les interpréter, dans les dissonances du langage ou les altérations du discours – puisque nous entendons des paroles sans affects, et percevons des affects sans parole ?La clinique analytique, via l’analyse du transfert, nous pousse à réfléchir à la fonction de traducteur, de transmetteur qu’il nous arrive parfois de pratiquer, face à des affects non reliés à des représentations ou à l’absence d’affects.Nos pratiques d’aujourd’hui, issues de l’œuvre et de la métapsychologie freudienne comme de l’héritage lacanien, s’inscrivent dans une tradition intellectuelle occidentale où le langage et le discours ont été érigés en principes fondamentaux, souvent au détriment du sensible et des émotions. Cette perspective, qui structure encore largement notre écoute clinique, nous engage à approfondir cette recherche qui s’est enrichie de l’apport de S. Ferenczi, A. Green, P. Aulagnier, J. Mc Dougall et d’autres. Ils nous accompagneront tout au long de ce colloque.Notre époque, celle de l’empathie et du tout émotionnel ne se place-t-elle pas en opposition à notre clinique ?  Ne s’agit-il pas de prendre en considération la notion centrale d’affect en la réinscrivant dans la structure de l’inconscient après Freud et Lacan.Cette réflexion s’adossera à d’autres travaux qui se sont développés dans la vie des idées ces dernières années et explorent avec de plus en plus d’intérêt le monde du sensible. Des historiens et historiennes, notamment, ont mis au cœur de leurs recherches la question de l’expression des affects dans l’analyse qu’ils font de leurs sources, dans les archives, et de leur propre capacité à leur donner sens, pour restituer les éprouvés par-delà les mots consignés.Comité d’organisationGeorgette BOCCHINI-REVEST, Alain LEMOSOF, Yves LUGRIN, Jean-Pierre MARCOS, Claude STARCK

Ita

Se gli affetti emergono attraverso esperienze corporee, esperienze sensoriali e immagini, come possiamo interpretarli nelle dissonanze del linguaggio o nelle alterazioni del discorso, dal momento che udiamo parole senza affetti e percepiamo affetti senza parole?

L’analisi clinica, attraverso l’analisi del transfert, ci spinge a riflettere sul ruolo di traduttore, di trasmettitore, che a volte svolgiamo di fronte ad affetti estranei alle rappresentazioni o all’assenza di affetti.

Le nostre pratiche odierne, derivate dal lavoro freudiano e dalla metapsicologia, nonché dall’eredità lacaniana, si inseriscono in una tradizione intellettuale occidentale in cui linguaggio e discorso sono stati elevati a principi fondamentali, spesso a scapito dei sensi e delle emozioni. Questa prospettiva, che ancora oggi struttura in larga parte il nostro ascolto clinico, ci incoraggia ad approfondire questa ricerca, arricchita dai contributi di S. Ferenczi, A. Green, P. Aulagnier, J. McDougall e altri. Ci accompagneranno per tutta la durata di questo convegno.

Notre époque, celle de l’empathie et du globalisme, n’est-elle pas peut-être opposée à notre pratique clinique ? Ne s’agit-il pas de prendre en considération la notion centrale d’affect, de la réinscrire dans la structure de l’inconscient après Freud et Lacan ?

Cette réflexion s’appuiera sur d’autres travaux développés dans la vie des idées ces dernières années et explorera le monde des sens avec un intérêt croissant. Les historiens, notamment, ont placé au centre de leurs recherches la question de l’expression des affects dans l’analyse des sources, dans les archives, et de leur capacité à leur donner du sens, à transmettre des expériences au-delà des mots enregistrés.

Comité d’organisation

Georgette BOCCHINI-REVEST, Alain LEMOSOF, Yves LUGRIN, Jean-Pierre MARCOS, Claude STARCK

Exp.

Si les affects émergent à travers des expériences corporelles, sensorielles et imagées, comment les interpréter dans la discorde du langage ou les altérations du discours, sachant que nous parlons sans affect et donc affectons sans paroles ?

L’analyse clinique, à travers l’analyse de transfert, nous pousse à réfléchir sur la parole du traducteur, du transmetteur, que l’on oublie souvent devant des affects non liés aux représentations ou à l’absence d’affects.

Nos pratiques actuelles, issues des travaux freudiens et de la métapsychologie, ainsi que de l’héritage lacanien, s’inscrivent dans une tradition intellectuelle occidentale dans laquelle le langage et le discours ont été élevés au rang de principes fondamentaux, au détriment des sentiments et des émotions. Cette perspective, qui dans le grand milieu de notre formation clinique, nous encourage à approfondir cette investigation, enrichie des contributions de S. Ferenczi, A. Green, P. Aulagnier, J. McDougall et d’autres. Ils nous accompagneront tout au long de cette conférence.

Notre époque d’empathie et d’émotion n’est-elle pas opposée à notre pratique clinique ? Ne s’agit-il pas de considérer la notion centrale de l’affect en la réinscrivant dans la structure de l’inconscient après Freud et Lacan ?

Cette réflexion s’appuiera sur d’autres travaux développés dans le domaine des idées ces dernières années et explorera le monde des sentiments avec un intérêt croissant. Les historiens, en particulier, se sont concentrés sur l’investigation de l’expression des affects dans l’analyse des sources, dans les archives, et sur leur propre capacité à leur donner du sens, à restituer des expériences plus loin que les mots enregistrés.

Comité d’organisation

Georgette BOCCHINI-REVEST, Alain LEMOSOF, Yves LUGRIN, Jean-Pierre MARCOS, Claude STARCK